Guédelon 2009

Posted by Mathilde  septembre 03, 2009  7 Comments »

Pour la 3eme année consécutive nous sommes allés, Goscelin et moi, prêter main-forte sur le chantier médiéval de Guédelon. Il s’agit pour nous d’une coupure annuelle dans notre quotidien et d’un court retour à la nature, bref un vrai dépaysement. Mais cet été, ce séjour a été plus intense et plus magique encore qu’à l’accoutumée : nous avons fait de superbes rencontres et assisté à des moments merveilleux, sans aucun temps mort et dans la bonne humeur.

Tout à commencé de façon assez inhabituelle : par une approche aérienne du site, en passagers de l’avion de Florent (dont voici le blog) : émergeant au cœur de la verte forêt de Puisaye, le chantier s’est  soudain révélé à nous. Même si nous savions que désormais une partie du logis était couverte, la masse du château et de son toit de tuile vus du ciel a été très impressionnante. Et l’expérience de voir le chantier dans sa globalité en un seul coup d’œil était merveilleuse !



Ce n’est que le surlendemain que nous avons intégré l’équipe des bâtisseurs et retrouvé avec bonheur de nombreux oeuvriers. Puis c’est le moment de découvrir l’avancée des travaux : en haut du grand degré, s’ouvre la porte vers la « camera ». Cette chambre seigneuriale d’apparat a presque fini d’être couverte de tuiles, et c’est un sentiment indescriptible que l’on éprouve en observant, assise sur le coussiège en calcaire de la fenêtre géminée, la lumière éclairer les murs qui se perdent dans l’obscurité de la haute charpente de chêne. Après cette entrée en matière, je retourne à mon univers favori : le village des essarteurs avec ses petites maisons de bois et de torchis. J’y fais connaissance avec Pyla, qui, grâce à un bon contact avec le public, anime très efficacement l’atelier du petit teint durant la période estivale. Tout au long du séjour nous nous échangerons des informations et des techniques : entre autres, elle sur la teinture et moi sur le sur le tissage au carton et au fingerloop.


Plus tard dans la journée, je ferai la connaissance de Jean-Pierre, menuisier et artiste, qui vient de transférer son atelier dans le village. Intéressé par ma fusaïole en terre cuite (cadeau de mon frère Guillaume), il me  fait le plaisir de me fabriquer un axe adapté. Le résultat est clair : malgré ses vénérables 600 ans, elle fonctionne à merveille ! Pendant ce temps, Goscelin, toujours passionné par le travail du bois, retrouvait les bûcherons dans la maison toute neuve qu’ils habitent désormais, celle-là même que nous avions contribué à fabriquer deux ans auparavant. Il passera plusieurs jours à fabriquer des tavaillons et à les clouer sur le toit.

 

 

Le jeudi soir, une atmosphère inhabituelle règne sur le chantier alors que nous convergeons tous vers la cour du château. Une fête se prépare : un délicieux repas médiéval a été préparé dans la cuisine du château par Françoise et Max et le groupe de musique médiévale Krless animera de sa musique entraînante cette jolie soirée d’été. A la tombée de la nuit, et après avoir goûté à chaque plat de ce succulent dîner dans la cour du château (ah…les arboulastes, les terrines, les pastés, les confits de gésiers, les poulardes, les darioles,…j’ai faim rien qu’en y repensant), de joyeuses farandoles se forment au rythme de la vielle et du chalumeau.


Puis vient un moment magique : Goscelin et moi allons arpenter le château à la lumière des bougies et au son des musiciens, sous une lune éclatante. Les grandes pièces et les couloirs de pierre, vides de visiteurs, deviennent intimes et mystérieux. Le chantier prend alors une tout autre dimension, quasi-féerique.



C’est encore émerveillés par la soirée de la veille que nous entamons notre avant dernier jour de ce séjour. Ce jour-là, je vais faire la connaissance de Christian, auteur d’un blog qui suit mensuellement la progression du chantier et raconte les petites et les grandes histoires de ce projet, venu pour faire un reportage photographique. Goscelin, toujours à la recherche de nouveaux métiers du bois, aide Jean-Pierre à l’atelier de menuiserie. Le soir, il me montrera le résultat de ses efforts : un métier à tisser à cartes tout neuf !

 


L
’après-midi, je change complètement de métier : je deviens ouvreuse. Il s’agit d’accompagner Bruno, le charretier, menant Idole, la jument percheronne dans leurs 
nombreux déplacements sur le site (transport de pierres, de tavaillons, etc…). Placée en amont de l’attelage je dois demander aux visiteurs de s’écarter du passage du tombereau et de ne pas approcher de la jument. La journée animalière ne s’arrête pas là : le soir, Goscelin et moi avons la tâche de rentrer les animaux de la basse-cour, mêmes si ces derniers ne l’entendent pas de la sorte, en particulier les oies qui ont passé leurs journées à m’observer tisser et à mâchouiller de la laine. Après dix minutes de course poursuite haletante dans le village, les gallinacés réintègrent le poulailler, sous le regard médusé des ânes paissant paisiblement à proximité.

 

Au dernier jour, tandis que Goscelin découvre que tailler une poutre à la doloire n’est pas un exercice de tout repos, je me prépare à une journée au cœur même du château : dans la cuisine. Cette année, elle est devenue fonctionnelle et est de temps à autre investie par Françoise et Max qui montrent la façon de cuisiner au XIIIe siècle. Il me faudra prendre connaissance du matériel avant de m’y mettre (de nombreuses reproductions de poteries archéologiques sont utilisées), puis Françoise m’apprend à confectionner un « gasteau » aux fruits de saison. Mais d’autres  surprises suivront tout au long de cette merveilleuse journée gastronomique. Max, le boulanger, m’apprendra même comment faire du pain et le cuire dans le four du château. Cette journée sera une des plus mémorables du séjour, tant j’y ai appris dans un domaine que j’ignorais complètement, et dans une excellente ambiance. C’est plein d’enthousiasme et de hâte de revenir l’an prochain que nous avons quitté le chantier, mettant fin à ce grand moment de dépaysement.


Guédelon 2008 : le retour !

Posted by Mathilde  août 07, 2008  1 Comment »


 

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Comme chaque année au milieu de la période estivale nous programmons, Goscelin et moi un séjour en temps que « bâtisseurs » sur le chantier médiéval de Guédelon. Pour moi il s’agit de ma 2eme année [récit de la 1ere édition ici] tandis que Goscelin accumule les séjours depuis la création du site. Il s’agit pour nous d’une véritable coupure dans notre quotidien, d’une courte période de « mise au vert » qui permet de recharger les batteries et de repartir de bon pied vers la vie courante. C’est également une occasion d’approcher et de s’essayer (plus ou moins bien) à divers corps de métiers, ce que je n’ai pas manqué de faire. C’est donc vêtus de nouveaux costumes inspirés de la bible de Maciejowski (dont certaines miniatures servent de sources pour les outils de construction du château) que nous avons commencé par une très agréable visite du lieu, afin de voir l’impressionnante évolution du château en moins d’un an : désormais, certaines grandes fenêtres géminées de la façade du logis sont en place, le chemin de ronde et ses créneaux également. Les murs de la camera, la chambre seigneuriale, sont déjà très élevés et les cheminées du logis sont presque achevées, c’est vraiment magnifique ! Quant aux charpentiers, ils s’attellent à la fabrication des fermes (charpentes) du logis.

           

                   Cheminée du logis(aula)                                       Elévation du logis et de la tour maîtresse

Après cette visite nous nous préparons à rejoindre l’un des postes disponibles : j’ai entendu dire que Bruno, le tuilier, avait fort à faire puisqu’il doit mouler et cuire les 5000 tuiles demandées pour couvrir la camera d’ici la fin de l’été. Après de chaleureuses retrouvailles avec les artisans de la forêt, je me dirige vers la tuilerie et j’apprends progressivement à mouler les tuiles, à modeler leurs ergots et à vérifier leur solidité. Le rythme est assez soutenu  mais le travail de l’argile est agréable, même s’il faut parfois la battre assez fort. C’est avec plaisir que j’apprends des tours de main de Bruno et que je réponds aux visiteurs. Le tuilier m’annonce alors qu’il a effectué une cuisson la semaine précédente et que le lendemain doit être consacré au défournage. Chose dite, chose faite, le jour suivant je m’attèle à retirer les tuiles cuites du four, d’où une chaleur sourde semble encore se dégager. Goscelin et d’autres bénévoles participent à cette tâche et nous formons une chaîne pour transporter les tuiles à l’abri : je suis désignée pour me placer dans le four et trier les tuiles suivant leur cuisson. Tout se fait au son, selon le vieil adage « On connait la bonté de la tuile, lorsque, frappée en l’air, elle sonne bien » Cette dernière cuisson est plutôt réussie : sur 1500 tuiles placées dans le four, plus de 1200 sont utilisables. L’après midi-je regagne l’atelier du Petit-teint où Julie m’attend pour quelques expériences de teinture et de filage. Puis en fin d’après-midi je retourne au four pour effectuer un autre classement des tuiles dans la pile des « tuiles litigieuses ».

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Le lendemain, je retrouve mon lieu de prédilection sur ce chantier : la maison du Petit teint, où je peux tester de nombreuses plantes tinctoriales, carder des toisons, filer ou tisser. Chantal, qui s’occupe toute l’année de cette adorable petite maison au cœur de la forêt, est en vacances pour le moment mais c’est sans difficulté aucune que j’installe seule l’atelier et réponds aux questions des visiteurs. La
proximité de l’atelier de Bernard, le vannier est également extrêmement agréable et nous nous trouvons vite pas mal de points communs et les même centres d’intérêts. C’est avec un grand plaisir 
que j’explique les plantes tinctoriales qui se situent dans le jardinet derrière la maison (avec plus ou moins de difficultés, le hollandais étant une langue que je ne maîtrise pas alors que les visiteurs venus de cette contrée sont avides d’informations…). Je passe également pas mal de temps à filer au fuseau pour montrer cette technique.

 

J’assiste également à l’abattage d’un arbre par Goscelin, devenu bûcheron, et Jean-Michel, à l’aide d’un passe-partout et d’une cognée. Le soir, je referme bien la maisonnette pour éviter que les moutons s’y réfugient nuitamment et je laisse la majorité de mon matériel à l’intérieur, sachant que Chantal serait de retour le lendemain.

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Cette nouvelle journée entièrement consacrée au textile avec le retour de Chantal, que je suis ravie de retrouver au bout d’un an. Le but de la journée est de teindre un maximum d’écheveaux et de tissus avec de la garance. La matinée est consacrée simultanément au mordançage des différents éléments dans un bain d’alun et à la décoction de la racine de garance sur un feu de bois. En même temps, nous filons de la laine tout en discutant avec les visiteurs et les autres oeuvriers et bâtisseurs. L’après-midi, après une courte visite à la tuilerie où Goscelin s’applique à former de jolis ergots aux tuiles, je retourne auprès du bain de teinture, que Chantal vient de filtrer. Il est désormais tiède et plusieurs écheveaux de laine ainsi qu’un surcot de lin peuvent y être plongés. Le tout est ensuite réchauffé et doit être souvent remué afin que la teinture soit bien uniforme. En un peu moins d’une heure, le bliaut, en lin de couleur naturelle, prend une belle couleur orangée et peut ainsi être mis à sécher au soleil. Je profite d’un moment de répit pour confectionner une tisane  avec les simples du jardin et nous repartons tous dans notre filage jusqu’au soir…




A force de voir le château à l’orée du bois, je me suis laissé tenter par un travail plus en rapport avec sa construction : la taille de pierre. Après une brève réunion de chantier à l’étage du logis, je me dirige vers la loge d’Eugène, située dans l’enceinte du château. Il me confie du matériel de taille : massette, broche, ciseau, chasse, ainsi que des lunettes de sécurité (le nombre d’éclats virevoltants aux alentours est assez impressionnant pour une novice). Puis il m’explique le travail à accomplir sur un bloc de
calcaire marbrier provenant de Forterre. Après avoir compris l’amplitude à donner à mes mouvements et le rythme à acquérir, je me lance dans le dégrossissage d’un côté du bloc avec la chasse, 
puis je précise les formes avec la broche. Mais c’est au moment d’affiner le tout avec le ciseau que tout se gâte : mon dos convalescent ayant décidé de se manifester, je suis obligé d’abandonner la taille après le repas de midi. Je retourne donc dans la forêt, tisser de la laine pour l’après-midi, en planifiant déjà une journée de vannerie pour le lendemain.

 



C’est le dernier jour de mon séjour à Guédelon et c’est avec cette pensée que je gagne le village où Bernard m’attend avec l’osier que j’ai mis à tremper la veille. Je commence à m’installer pendant qu’il m’explique quelques notions de base et me raconte sa formation à l’école de Fayl Billot. Puis il m’apprend à commencer un fond de corbeille en incisant l’osier et en entrecroisant les différents brins. Le geste est très difficile à acquérir, au début je sens l’osier qui se casse sous mes doigts mais au fur et à mesure celui-ci se fait plus souple et je peux le tresser. Pour fabriquer la corbeille nous utilisons 2 types d’osiers, l’un brut et l’autre épluché. Il me montre comment il répare les mannes qu’il fabrique pour le chantier et qui servent à porter sable et mortier, leur résistance est impressionnante. Il s’agit de larges paniers cylindriques, de 45 cm de diamètres environ, renforcés par un croisillon de bois à leur base. La chaux, très corrosive, contenue dans le mortier ainsi que les aléas du transport sur le chantier, endommagent tout de même ces paniers, qui doivent être réparés. Bernard fabrique également des boites à outils pour les ouvriers et bien d’autres choses encore. J’ai appris énormément de choses durant cette journée, qui a agréablement clôturée mon séjour à Guédelon. Je crois d’ailleurs que cette édition 2008 a été encore plus intéressante en rencontres et en savoirs que la précédente…j’espère que cette impression se renouvellera d’année en année…car je compte bien y retourner, je m’y sens tellement bien !

Séjour à Guédelon….

Posted by Mathilde  août 30, 2007  3 Comments »

Quoi de mieux pendant les congés d’été que de faire une coupure nette et brutale dans notre train-train quotidien en se mettant au vert ?  C’est en partant de cette considération que j’ai décidé, en compagnie de mon cher et tendre, de passer une semaine en tant que bénévole sur le chantier médiéval de Guédelon pour nous aussi faire partie de l’aventure.


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A
ussi dit, aussi tôt fait et me voici à peine 8 jours plus tard à arpenter le chantier en me proposant comme manœuvre. Dans l’intervalle, j’ai réussi à coudre une solide robe de travailleuse, sans manches ainsi qu’une coiffe d’après quelques enluminures. Le plus dur reste cependant à faire : me trouver une activité en adéquation avec mon gabarit.  Nul doute que la maçonnerie ou la taille de pierre m’aurait tenté mais finalement j’opte, dans un premier pour une activité bien moins physique : le travail de la laine dans l’atelier du Petit Teint, dans le village des essarteurs.

Et si on disait que j’étais  « fileuse, teinturière et tisserande » ?

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L
es premiers jours j’ai installé mes pénates dans une charmante maison de torchis et de bardeaux au cœur de la forêt, environnée du troupeau de mouton et du jardin à plantes tinctoriales. Il s’agit de la seule maison du village à laisser entrapercevoir une pièce d’habitation plutôt rustique au premier abord. Un véritable petit paradis terrestre sur lequel veille Chantal en y apportant sa bonne humeur.


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Elle m’apprend en un après midi à filer la laine de son bruyant troupeau et le lendemain, je retourne chez elle pour teinter et encore filer au fuseau, en expliquant la démarche du chantier et la vie quotidienne aux visiteurs. Puis s’en viennent quelques échanges d’informations entre « habitants » du village : plusieurs villageoises ont besoin de renseignements sur les costumes du XIIIe siècle et les textiles (cette année est l’an 1238 à Guédelon) et j’ai justement emmené avec moi mes robes.
Le lendemain, Chantal m’initie à la teinture et au tissage. D’ailleurs son métier à tisser, qui trône fièrement dans la partie atelier de la maison à une superbe vue sur le château en construction, le prés des chevaux de trait et accessoirement sur la zone du chantier où Goscelin s’évertue à poser des coussièges en compagnie des maçons.

 

Et si on disait que j’était « bûcheronne » ?


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Alors là, je sais, ça ne fait pas très crédible vu ma carrure mais j’ai voulu être plus en contact avec la construction. Jean-Michel, le chef des bûcherons m’a proposé, ainsi qu’à Goscelin, de travailler sur la nouvelle maison à pans de bois qu’il se construit au fond du bois. J’avoue que la proposition était assez tentante car j’ai toujours admiré l’ingénieux système de montage de ces bâtiments et l’opportunité d’y prendre part est plutôt rare. Me voici donc dans la forêt, armée d’un marteau  et d’un débauchoir pour tailler tenons et mortaises dans des poutres âgées de deux ans.
 

Les débuts sont plutôt difficiles mais peu à peu je me laisse entraîner par l’atmosphère, l’odeur du chêne vert, le bruissement du feuillage et le rythme des instruments de travail de mes comparses. Je n’hésite pas à grimper sur les poutres en robe et termine la journée en taillant une mortaise. Bref une excellente journée où je me suis bien dépensé et ai lié d’amitié avec des bûcherons. Goscelin, totalement subjugué par ce travail du bois restera à ce poste quelques jours encore, tandis que je retourne à mes moutons…

Et si on disait que j’étais « fèvresse » ?

Depuis de longues années je suis fascinée par la forge, les couleurs du métal chauffé et la possibilité de réaliser de superbes objets. J’ai donc demandé au forgeron de rejoindre son atelier, et Goscelin m’a suivi dans l’aventure.


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Le fèvre a commencé par me trouver une masse adaptée à ma force (la plus petite de la forge…) et à m’expliquer les couleurs, les revenus et la précision des gestes à avoir. J’ai également appris à manier le soufflet de forge, vieux de 250 ans et l’enclume qui m’a était dévolue datait du XVe siècle, c’était impressionnant ! S’en est suivi une longue série de pointes pour fixer les bardeaux et des clous (qui ont, eux, contrairement aux pointes une tête) pour fournir le chantier. Puis j’ai assisté à la réparation des outils des tailleurs de pierre. Le lendemain, j’ai réalisé un traçoir utilisable sur la pierre et Goscelin a réalisé un « fusil », c’est-à-dire un briquet pour allumer le feu.

 

Mais au bout d’une semaine, il a fallu revenir à la dure réalité : non nous n’étions pas en 1238, je ne suis pas oeuvrière et j’ai une vie trépidante et moderne à continuer. C’est donc avec le cœur lourd que j’ai quitté le chantier, me promettant d’y revenir l’an prochain, et peut être celle d’après et ainsi de suite, pendant de longues années, jusqu’à arriver à ce résultat:


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