Une robe de bourgeoise messine de la fin du XIIIe siècle

Comme vous le savez, mon personnage est une artisane, enlumineresse, résidant en la ville de Metz à l’extrême fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle. C’est pourquoi j’ai décidé d’utiliser les sources messines disponibles (enluminure et statuaire) pour réaliser ce costume, qui sera amélioré au fur et à mesure. En voici les différents éléments dans sa première mouture:

  • Une robe en lin bordeaux: Cette robe a été réalisée à partir d’un patron basique en T avec des godets de part et d’autre, afin de donner plus d’ampleur. Pour donner une plus grande liberté de mouvement, des losanges d’aisance sont placés sous les aisselles. Un amigaut permet de d’ajuster le col et il se clôt par un fermail de laiton. Le col est orné de broderies en laine fine rose pâle (des rinceaux de feuilles et de fleurs d’après les décorations marginales des manuscrits de cette période).  Ce type de vêtement est montré à plusieurs reprises dans les manuscrits de Renaud de Bar et est extrêmement courant à l’époque. La taille est ajustée par une fine ceinture de cuir, à la boucle et au mordant en laiton également. Dans un futur plus ou moins proche, je pense que j’opterai pour une ceinture en galon. 

  • Une aumônière de lin brodé de laine est accrochée à la ceinture : on y trouve la représentation d’un léopard inspiré des broderies des vêtements liturgiques de Göss. Ce médaillon est à rapprocher des plafonds peints du Voué, réalisés à Metz à la même époque (l’article concernant l’aumônière est ici).

 

  • Par dessus cette robe, un mantel circulaire de drap de laine vert et doublé de lin naturel peut être placé sur les épaules. Il est maintenu par une bande de drap cousu de chaque côté du col. Ce mantel peut être porté de plusieurs façons : laissé pendu des deux côté des épaules  il peut également être drapé.

 

  • De nombreuses coiffes féminines sont visibles dans les manuscrits de Renaud de Bar. Parmi celles-ci, la crépine ou résille a été choisie car récemment les artisanes
    textiles de l’association « Les Arachfai » (leur blog ici) en ont réalisées de magnifiques. La mienne a été réalisée en soie et maintient les cheveux sur l’arrière de la tête. Un cerclet, en galon, vient également se placer sur cette coiffe pour orner l’ensemble.

 

Bien entendu ce costume est voué à évoluer ou être modifié au fil des expériences et des découvertes. Des éléments nouveaux viendront sans doute s’y ajouter pour « accessoiriser » d’avantage la tenue, car ce sont dans certains petits détails que l’on personnalise une tenue. D’autres vêtements viendront également la compléter, en fonction des saisons (surcot, chaperon, gants, etc.) ou des envies.

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